Traci Lords en pleines formes

S’agirait-il, en quelque sorte, d’une épidémie, ou, plus prosaïquement, d’un virus subtil et pernicieux qui pousse les plus ravissantes actrices made in US à prodiguer aux plus communes des mortelles des leçons d’amaigrissement et d’anticellulite, par films ou bouquins interposés? On serait tenté de le croire, puisque après Jane Fonda la frondeuse et Raquel Welch la pulpeuse, voilà qu’apparaît sur un marché, que d’aucuns — des gros, sans doute! — qualifiaient déjà de sursaturé, une nouvelle cassette adorablement animée par Trac’ Lords, intitulée avec une justesse qui frôle la tautologie, «Mise en forme avec Traci Lords» (Hachette Vidéo, distribuée par Film Office).Traci Lords en pleines formes Mais peut-être n’est-il pas inutile de revenir sur l’étonnante carrière de la dénommée Lords. Traci a eu l’immense bonheur de concrétiser ses multiples talents dès son plus jeune âge. En effet, à l’instar de Shirley Temple, elle a débuté dans le métier du showbiz alors même qu’elle était mineure. Oh! Certes, elle a refusé d’emblée un remake de «Jeanne d’Arc», une nouvelle vie de Thérèse, le rôle de Marie dans «Jésus de Nazareth» et l’interprétation carrément subliminale de Bernadette Soubirous, qui lui auraient pourtant valu un pont d’or à Hollywood. Cette jeune fille pas trop sage a préféré sans conteste prendre une direction certainement plus farfelue, mais davantage lucrative. Elle a manifesté très vite des aptitudes résolument hors du commun pour des positions qui relèvent davantage de l’acrobatie que de la simple mouvance. La belle Traci a donc été très vite remarquée pour ses performances athlétiques. D’autant qu’elle savait, à la suite d’un entraînement rigoureux, voire draconien, faire fonctionner tous, je dis bien tous, les muscles de son corps félin. Les amateurs, les vrais, c’est-à-dire ceux qui l’ont suivie depuis le début, se souviennent encore de sa surprenante agilité bucco-linguale dans des situations où d’autres, moins en condition, auraient depuis longtemps renoncé, abandonné, abdiqué, capitulé. Ou encore l’étonnante mobilité de ses glandes mammaires, dont elle savait jouer avec un art de pro, tellement consommé qu’on aurait cru ses seins «graffités» par un preux Botticelli, chantre énamouré des poitrines imposantes, mais qui jamais ne tomberont. Mais il conviendrait aussi, et nous pourrions en gloser à l’encan, d’évoquer l’inimitable façon dont elle bouge ses mirifiques globes fessiers. On les jurerait indépendants, mus magiquement d’une vie autonome, tant leur joie de vivre s’exprime en grand bonheur. Les puristes chercheraient en vain la moindre trace de vergetures, de points noirs ou d’infamantes purulen-ces. Que nenni ! Elle ignore avec mépris la fesse en goutte d’huile, le cuissot vergeteux et la culotte de jument, la grande Traci. Elle affirme au contraire son goût prononcé pour l’infinie pureté des formes, et cette cassette de gym tonic en apporte la preuve la plus éclatante. Car, en effet, Traci Lords nous propose ici un extraordinaire programme de gymnastique en douceur. «Jazzthetics» est entièrement conçu pour assouplir le corps sans jamais forcer sur les articulations, les plus minimes soient-elles Malgré la beauté revigorante de la splendide égérie, vous pouvez d’ores et déjà rassurer votre système car dio-vasculaire. Ici, on travaille dans le calme et la douceur. Point d’efforts tarabiscotés à se faire péter les lombaires, pas de -mouvements désordonnés au point de s’éclater une vertèbre, la vie qui rassérène s’écoule ici comme un ruisseau bien calme. Précisons toutefois que cette méthode, totalement novatrice, a été spécialement créée pour combattre, et pourquoi pas vaincre, la cellulite et ses nombreux méfaits. Tanya Everett, chorégraphe au President ‘s council of physical fitness, a con- t sacré plusieurs de P4’, ses meilleures années à mettre au point ces divers exercices d’assouplissement destinés, a l’origine, aux danseurs de jazz On peut considérer cette cassette comme le dernier cri en matière d’aérobic souple. Décidément, Traci Lords nous étonnera toujours avec autant d’acuité, tant par ses formes que par sa forme!

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