SOS fantômes 2

SOS fantômes 2Du plasma rose coule dans les égouts de New York, des fantômes terrorisent la populace hébétée, l’esprit d’un tyran moldave hante le Musée d’As de Manhattan. Et la chanson-générique du film de demander «Who you’re gonna call?» (Qui allez-vous appeler?). Réponse à mille francs (et à des millions de spectateurs) Ghost busters, bien évidemment. Cinq ans après le premier opus, revoilà nos lascars, tels que le succès du premier épisode les a laissés ou presque. Bien sûr, Dan Aykroyd a pris entre-temps autant de kilos que Liz Taylor après un spaghetti party. Bien sûr, Sigourney Weaver semble prête à dégainer à tout moment sa panoplie d’Alien girl. Bien sûr, les scénaristes n’ont pas beaucoup fait évoluer intrigue et personnages. Pourtant, passées ces réserves, eh bien… on rigole souvent tout au long de «SOS fantômes 2», même si on aurait souhaité plus de folie de la part du réalisateur et des auteurs. Comme dans beaucoup de «suites» de film à succès, on sent que les producteurs ont voulu à tout prix recopier le contenu de l’épisode initial en reprenant les mêmes recettes et les mêmes gimmicks. Ça marche plus ou moins cette fois encore, mais un regain d’originalité est ardemment souhaité pour l’éventuel troisième épisode…

L’homme qui voulait savoir

L'homme qui voulait savoirUne jeune Hollandaise disparaît dans un parking d’autoroute en France. Son mari part à sa recherche. Vainement. Des mois après l’homme responsable de cette disparition attire le mari sur une nouvelle piste et lui propose un marché : s’il veut savoir la vérité, il devra accepter de subir une dernière épreuve. Voilà un film qui ne ressemble à aucun autre. L’histoire criminelle, et à suspense, se double du portrait d’un assassin hors du commun : un homme apparemment ordinaire, un esprit curieux et scientifique, qui a choisi le crime comme terrain d’expérimentation. Nous sommes déconcertés, intrigués, passionnés, jusqu’à un final aussi choquant que logique. Avec «L’homme qui voulait savoir», Georges Sluizer a réussi un film obsessionnel, un peu dans la lignée du «Voyeur» ou de «Matador». Une œuvre perverse, servie par Bernard-Pierre Donnadieu dans ce qui est peut-être son meilleur rôle. Une composition fascinante, subtile et puissante qui prouve que ce comédien est, chez nous, scandaleusement sous-employé.

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