Montgolfières

C’est dans l’immense parc du château de Vascoeuil, site magnifique à quelques encablures de Rouen, que nous débarquons ce jour pour une compétition hors-normes, une course de montgolfières. Bicentenaire oblige, le château accueille une exposition de toiles inédites de Buffet sur la Révolution. Coïncidence, c’est le nom du ballon à air chaud dont nous avons pris possession, traduisant avec bonheur l’esprit révolutionnaire qui anime parfois nos initiatives journalistiques. Et c’est le cas de ce reportage, de ce voyage de deux jours avec compétition à l’appui. Elle se déroule de façon très simple. Un ballon-renard (ou lièvre, si vous préférez une autre fable de La Fontaine) suit un itinéraire de son choix, plutôt cahoteux. Tous les autres ballons (nous sommes dix-sept) suivent ce guide et doivent se poser au plus près pour marquer le maximum de points. Bien sûr, le ballon-chef multiplie les fausses manœuvres et les faux atterrissages.montgolfières Dans le ciel de Normandie, c’est donc une caravane de montgolfières qui se déplace à bonne vitesse vers un objectif inconnu. A propos d’objectif, celui du caméscope embarqué à bord, le Canon Al, fera ses preuves malgré quelques instabilités (légèreté de l’appareil oblige) et de nombreux «chahuts» de mise au point dû à la brume et à la forte luminosité à ces hauteurs. Je n’hésite pas à me suspendre à l’un des ballons pour tester l’appareil dans des conditions extrêmes. En plus de sa parfaite prise en main (le design mi-appareil photo, mi-caméscope y est pour beaucoup), le Canon Al a de gros atouts : des fonctions magnétoscope très accessibles, une trappe cassette pratique, un zoom x 10 parfait, un générateur de caractères et, bien sûr, une qualité d’image et de son excellente qui n’est pas altérée par les conditions climatiques. En dehors des quelques tracasseries de mise au point, le seul petit défaut de l’appareil se situe sur la fonction mise en route qui est trop proche de la poignée centrale, et l’Al est parfois mis en marche sans que l’on s’en rende compte. Ce sont des choses négligeables lorsqu’on survole notre beau pays à plus de 1 000 mètres d’altitude et qu’on enregistre des images grandioses, sublimes, spectaculaires. Des images que l’on peut visionner en toute quiétude, bien au chaud, quelques heures plus tard. La vidéo, c’est beau, non?

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