La simulation dans tous ses états

La tourelle du char pivote sur elle-même doucement. Lorsque son canon est face à la maison nichée en haut d’une colline 800 mètres plus loin, elle s’arrête. Au bout de quelques secondes, un bruit terrible déchire le silence. A la place de la bâtisse, il ne reste plus qu’un amas de pierres et de la fumée. Aux commandes de son Mirage 2000, le lieutenant Dubosc s’apprête à faire une looping, un simple exercice de routine. Au moment où il amorce son mouvement, quelque chose lui paraît anormale : un des réacteurs a une défaillance. Vite il faut s’éjecter. Mais c’est déjà trop tard, le sol se rapproche à une vitesse vertigineuse.

Simulation marine

Depuis un mois, le sous-marin « l’Inattaquable » est plongé dans les eaux du Pacifique. La mission se déroule normalement et l’équipage est détendu. Soudain une sonnerie stridente retentit : voie d’eau au poste arrière. Le commandant doit réagir rapidement sous peine de voir son navire couler corps et biens. Hélas ! Une minute d’affolement a suffi pour conduire au désastre et « l’Inattaquable » finit son existence au fond des mers. Ces trois scènes apocalyptiques ne sont pas tirées d’un film de guerre. Elles ne proviennent pas non plus du JT de 20 heures : elles n’existent pas. Et pourtant certains ont assisté à ces tragédies et les ont même vécues. Nous venons en fait d’entrer dans le monde fabuleux de la simulation. La simulation, cela consiste à reproduire, grâce à des moyens informatiques et électroniques, des mondes artificiels qui n’existent que dans les circuits intégrés de ces machines. En schématisant grossièrement, on pourrait dire que les simulateurs ne sont en fait que des super-jeux vidéo. Mais attention, tout ceci est très sérieux et surtout extrêmement utile. Cela permet d’instruire, d’entraîner et de perfectionner les pilotes et techniciens qui auront la charge d’un matériel coûteux et sophistiqué.

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