Fil à Film célèbreTruffaut

Palais de Tokyo19 heures, lundi 27 novembre. Le tout cinéma s’est donné rendez-vous au Palais de Tokyo, à Paris, pour fêter la sortie en vidéocassette d’une collection de douze films de François Truffaut. Dans un décor grandiose, des dizaines de téléviseurs diffusent en continu les images des plus grands films du cinéaste («Les quatre cents coups», «Tirez sur le pianiste», «Jules et Jim», «La peau douce», «Fahrenheit 451», «Baisers volés», «Domicile conjugal», «Deux Anglaises et le continent», «L’amour en fuite», «Le dernier métro», «La femme d’à côté», «Vivement dimanche»). Comme par enchantement, les stars qui se succèdent sur les écrans font, les unes après les autres, leur entrée dans l’immense salle de réception du palais. Claude Berri, qui parraine la collection des Films de ma Vie et Jean-François Davy, PDG de la société d’édition Fil à Film, accueille tour à tour quelques grands noms du 7e art. Miou-Miou fait son entrée au bras de Jean -Hugues Anglade, et Jean-Claude Brialy ne quittent pas des yeux les actrices réunies ce soir-là pour fêter le souvenir d’un des réalisateurs les plus populaires. Michèle Mercier, Delphine Seyrig, Marie-France Pisier, Macha Meryl, Alexandra Stewart, Andréa Ferreol, mais surtout Fanny Ardant et Catherine Deneuve se partagent les feux des projecteurs. Vêtue d’un tailleur Chanel rouge, Catherine Deneuve, la femme des années 80, attire les regards de tous les journalistes et des invités présents à la fête. Se confiant a Philippe Auber, de France Inter, elle avouera l’intérêt qu’elle porte à la sortie en vidéo de bus ces titres ainsi que son attachement à la mémoire de François Truffaut. De nombreux réalisateurs ont tenu venir saluer l’initiative de Fil a Film. Parmi eux, Michel Deville, Louis Malle et Patrice Leconte. Une occasion rêvée de pouvoir se montrer solidaire de l’esprit de conservation du patrimoine artistique que les éditeurs vidéo sont de plus en plus nombreux à faire valoir. Le marché de la vidéo à la vente permet aux plus vieux films de se faire une nouvelle place dans le cœur de tous les fondus de la pellicule. II permet, en outre, aux jeunes générations de découvrir les plus grandes figures des années 30 jusqu’à la Nouvelle Vague. Cette collection de cassettes fera, c’est sûr, un malheur chez les nostalgiques des «Quatre cents coups» comme chez les dévoreurs de séries américaines en culotte courte. Chapeau Fil à Film, et rendez-vous au mois de février pour un grand article consacré au cinéaste.

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