Festival de Deauville : du rire et de l’action à volonté

DEAUVILLE 88
Sous le signe de la comédie
La quatorzième édition du Festival du cinéma américain de Deauville se tiendra cette année du 2 au 11 septembre et sera, si l’on en juge par les nombreux films annoncés, résolument placée sous le signe du rire. Après un été qui a vu des divertissements tels que « Un prince à New York », « Crocodile Dundee 2 » et, surtout, « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? » triompher au box-office US (écrasant, dans la foulée, des mastodontes tels que « Rambo 3), nul ne s’étonnera donc du retour en force de la comédie sur les planches normandes. Parmi les gros morceaux annoncés, citons d’abord « Good morning Vietnam » de Barry Levinson dans lequel Robin Williams incarne un animateur de radio engagé dans une base américaine pendant la guerre du Vietnam. A mille lieues des habituels pensums sur « Le Vietnam, ses horreurs et ses scènes de combat », Levinson nous offre une tonique et réjouissante comédie.

Festival de Deauville

Nommé aux derniers Oscars pour sa composition, Robin Williams trouve là son meilleur rôle. Tout comme Tom Hanks renoue avec le succès, quatre ans après son « Splash » d’aquatique mémoire, dans « Big » de Penny Marshall et son avalanche de quiproquos et de rires qui ponctuent également « A fish called Wanda », une folle course-poursuite à laquelle se livrent joyeusement Jamie Lee Curtis, Kevin Kline et John Cleese. Autre poursuite, autres acteurs dans « Midnight run » de Martin Brest. Robert de Niro y campe un ex-flic chargé de ramener sain et sauf de New York à Los Angeles un comptable (alias Charles Grodin) dont la principale particularité est d’avoir soutiré des centaines de milliers de dollars à la Mafia et, par conséquent, d’être recherché par une kyrielle de tueurs à gages prêts à tout. Il est également fortement question de Mafia dans « Married to the mob » où Michelle Pfeiffer n’arrive pas à bien assumer son statut d’épouse de mafioso. Voilà pour les comédies, déclinées sur tous les tons et pour tous les goûts. Les amateurs de suspense auront, eux, le choix entre « Le presidio » avec Sean Connery, « Masquerade » de Bob Swaim avec Rob Lowe dans le rôle d’un gigolo vénal et intrigant, ainsi que « Rampage » que viendra présenter son réalisateur, William Friedkin, dans le cadre d’un « coup de chapeau » qui lui sera rendu par le Festival.

Deauville 1

Du côté des films plus intimistes, on attend beaucoup de « Iron-weed » d’Hector Babenco, avec les retrouvailles du couple Jack Nicholson/Meryl Streep qui incarnent deux clochards plongés dans l’Amérique de 1936 et aux prises avec les fantômes de leurs passés respectifs. Attendus également « The moderns» d’Alan Rudolph, « Running on empty » (nouveau film de Sidney Lumet), « Nicky et Gino » de Robert Young ainsi que « Stand and deliver », en passe de devenir LE film-culte de la communauté hispanique aux États-Unis et dont le rôle principal est tenu par Edward James Olmos (alias le lieutenant Castillo dans la série télévisée « Deux flics à Miami »). Parallèlement à la présentation de ces longs métrages, le festival rendra hommage à l’actrice Claudette Colbert (qui sera présente sur les planches), au metteur en scène George Sidney ainsi qu’à la célèbre académie des Oscars qui fête, cette année, son soixantième anniversaire.

Leave a Reply