Archive for the ‘Non classé’ Category

CDV movies

vendredi, mai 8th, 2015

Depuis l’apparition des lecteurs de vidéodisque (5 000 exemplaires déjà vendus en France contre 500 000 aux USA et 2 millions au Japan), les longs métrages se faisaient plutôt rares sur le marché français. Mais, fêtes de fin d’année obligent, les plus grands éditeurs de cassettes commencent a s’intéresser de prés a un marche qui pourrait être a reddition vidéo ce que le compact disc classique est devenu pour l’industrie musicale. C’est-à-dire de l’or en barre! En attendant, et en plus des quinze titres auxquels nous faisions référence le mois dernier, CBS-Fox ajoute à son catalogue «La guerre des étoiles» et « Le grand bleu ». Warner l’enrichissant de «L’aventure intérieure», «Bird» et des trois épisodes de «Mad Max».

Loué soit Visea!

Leader sur le marché de la location TV/vidéo, Visea adjoint son nom à celui de sa maison mère : Visea Thorn Emi. Spécialisé depuis sa création, en 1977, dans la location et vente d’électronique grand public, l’éclairage et la musique, Visea a tranquillement conquis ses parts de marche et est devenu le numéro un français en rachetant -Granada Telebank en 1987. Désormais, il faudra compter avec les magasins Visea Thorn Emi…

Médecins des hommes chez RCV

On se souvient de la série de six films, diffusée sur TF1 fin 88 et début 89, ayant pour thème l’association Médecins des hommes. L’éditeur RCV vient de sortir l’intégrale ces jours-ci, et s’engage verser aux associations d’aide humanitaire (Médecins sans frontière, Aide médicale internationale, Médecins du monde) 10 % des recettes provenant de l’exploitation vidéo de ces films. On ne peut que louer pareille initiative…

Moonlight,un régal !

dimanche, avril 26th, 2015

Moonlight Productions, éditeur de films depuis 1983, a définitivement arrêté cette activité pour se consacrer à la production et a la post production vidéo. Son équipement lui permet désormais de proposer toutes prestations techniques aussi bien pour les professionnels, les entreprises et les particuliers. Alléchant, n’est-il pas ? Si vous voulez en savoir plus, écrivez a Moonlight Productions, 17, boulevard de Courcelles, 75008 Paris, ou téléphonez au 42.25.33.25.

Drôle de Simon

De Boudu au Molyneux de «Drôle de drame» du père Jules de «L’ Atalante» au pépépétainiste du «Vieil homme et l’enfant», des dizaines de rôles attestent que Michel Simon reste et restera un des plus gigantesques acteurs que le cinéma ait connus. Et pourtant, ô surprise, aucune véritable biographie ne lui avait été consacrée. Saluons d’autant plus l’énorme travail de Jean-Marc Loubier, qui ne laisse dans l’ombre aucun aspect de ce misanthrope anticonformiste et libertaire qui se confond si bien avec certains de ses personnages. Le sous-titre, «Roman d’un jouisseur», annonce la couleur : c’est aussi l’érotomane, le collectionneur, l’ami des prostituées, qui s’animent au fil de ces pages bourrées d’anecdotes et de témoignages glanes à d’innombrables sources. Un type comme ça ne devrait jamais mourir ! Michel Simon, par Jean-Marc Loubier, Ramsay-Cinéma, 175 francs.

ABCAntares USA

Antares-Travelling, décidément très en verve cinéphilique, vient de négocier, avec la firme américaine ABC, l’achat de plus de soixante films. De l’ensemble de ce catalogue, finement intitule Grand Écran, extirpons quelques joyaux. «Les chiens de paille», «Cabaret» et «Rebecca» sont trois chefs-d’œuvre disponibles, 0 joie, en VO sous-titrée et en VF. Parmi les titres qui méritent également une attention soutenue, signalons, dans un désordre qui semble un effet de l’art, «On achève bien les chevaux», «Junior Bonner», avec Steve McQueen, et «J’étais un petit lapin de Playboy», qui vaut largement un détour de mille bornes. Ça bouge chez Antares ! Et le directeur m’assure que ce n’est qu’un début. Qu’ils continuent le combat ! (Prix indicatif de chaque cassette : 159 francs).

Le cinémade Grangier

samedi, avril 4th, 2015

Gilles GrangierGilles Grangier fait partie de ces cinéastes consciencieux, amoureux de leur métier, mais dont le nom n’est pas très connu du grand public. En revanche, si l’on vous dit «La cave se rebiffe», «La cuisine au beurre» ou «Le rouge est mis», vous vous exclamez : «Mais bon sang, c’est bien sûr !». Notre collaborateur François Guérif s’est entretenu avec ce pilier du cinéma français, ami intime de Gabin et de Michel Audiard, dans un ouvrage intitulé «Passé la Loire, c’est l’aventure» (Éditions Terrain Vague Losfeld, 150 francs). Désormais, vous saurez tout sur ce metteur en scène attachant, un peu trop vite oublié.

Hot Sensations

Alléluia, un nouvel éditeur vidéo vient de naître! II propose, en coup d’envoi, une collection intitulée hot Sensations, consacrée aux sports extrêmes. Gemo Prod, c’est le nom du bébé, propose trois cassettes (environ 200 francs l’unité), «Les pionniers», surtout axée sur le ski casse-cou, «Glamour on the rock», qui fait la part belle au snow-board, et «Tony express», véritable festival d’acrobaties en tout genre. Gemo Prod assure la production et la distribution de ses produits, mais aussi le marketing direct pour les créneaux magasins de sport, vidéoclubs, bars et discothèques vidéo. Longue vie à GemoProd (58, avenue Roger-Salengro, 69100 Villeurbanne. Tél. 78.94.28.87) et vivement d’autres cassettes!

La magnasphère Lambda

Sous ce nom barbare se cache une pure merveille de technologie! «Le secret, c’est la boule!» Grâce à la sphère qui domine la Lambda, le son est reproduit de la façon la plus proche des sons naturellement entendus. Tel le tonnerre ou le chant des cigales, il remplit l’air et nous environne totalement sans paraître être émis d’un endroit précis. Le prix public de ce haut-parleur pas comme les autres est d’environ 3 490 francs. Mais vous ne le regretterez pas!

Jeopardy charity!

jeudi, mars 19th, 2015

«Jeopardy!», un jeu pas comme les autres diffusés sur TF1 du lundi au vendredi à 11 h 15 et présenté par Philippe Risoli, propose une semaine exceptionnelle du 23 au 30 décembre. Un tournoi, qui opposera les superchampions à des candidats choisis pour leur sportivité, est organisé au profit des Restaurants du cœur. Le vainqueur de chaque émission tentera de battre son propre record pour optimiser les gains à partager avec l’association créée par Coluche. 50 % des gains des vainqueurs seront ainsi offerts aux Restaurants du cœur. Philippe Risoliremettrale chèque à VéroniqueColucci au cours de l’émission du 1er janvier. Nous nous associons, comme il se doit, à cette généreuse initiative.

Scherzo news

L’éditeur Scherzo, «votre partenaire vidéo», dixit le slogan, propose, en ce début d’année, un catalogue tout ce qu’il y a d’alléchant. Tout d’abord, au rayon comique, réuni en 15 cassettes, les 57 comédies de l’immortel Charlot et 9 films avec Fernandel, dont l’excellent «Ignace». Dans le même domaine, vous pourrez également découvrir les «Introuvables du burlesque», une collection de 12 cassettes hilarantes regroupant les plus grandes stars du rire. Les grands moments de ce siècle ne sont pas oubliés avec la série «La conquête de l’empire spatial», en 4 cassettes, et «Le cœur du dragon», un document tout à fait exceptionnel tourné en Chine populaire dans des conditions uniques. Scherzo vous souhaite une bonne année!

CV-Cast

« Cast » est une société qui propose aux chercheurs d’emploi un CV filmé. Original, non? Elle prend en charge la conception, la réalisation et la postproduction sur support vidéo des curriculum vitae. Le candidat participe à l’élaboration d’un scénario comique, tragique ou réaliste, avec ou sans décor. Cette judicieuse initiative est appelée à vite se développer, à l’aube des nineties. Pour tous renseignements, écrire à Cast, 38, rue Servan, 75011 Paris, ou téléphoner au 43.57.90.65 à Véronique Brambilla.

Zbig-GMF

mardi, mars 10th, 2015

Il est tout à fait évident que tout le monde connaît Zbigniew Rybczynski, Non? Alors sachez que ce réalisateur polonais de quarante ans a reçu en 1983, à Hollywood, l’Oscar du meilleur court métrage d’animation pour «Tango». Depuis, il réalise des clips pour les plus grandes pops stars américaines, Mike Jagger, Supertramp, Yoko Ono, parmi d’autres. Fort logiquement séduit par le talent de Zbig, Jean-Louis Petriat, le président du groupe d’assurances GMF, l’a sollicité pour l’élaboration et la conception de son premier film institutionnel. Pour illustrer le slogan «Partager l’horizon», un mouvement ascensionnel vertical à vitesse constante nous permet de monter le long d’un immeuble de douze étages et de surprendre la vie qui s’y déroule. Vous pourrez admirer cette prouesse technique jusqu’au 26 décembre, dans 497 salles de cinéma réparties dans toute la France.

Radiola film TV

A l’occasion du lancement d’un nouveau téléviseur, le Blackline, à traitement digital de l’image et du son, la firme Radiola a réalisé un film TV de 30 secondes conçu par l’agence Intermarco en collaboration avec Gilles Soulier, cinéaste de grand talent. Il n’en fallait pas moins pour promouvoir ce téléviseur 70 cm pourvus d’un écran plat teinté, de coins carrés, et d’une diagonale image de 66 cm. Ce nouveau téléviseur a été créé pour obtenir un meilleur contraste, une plus grande pureté et une définition sans bavure des images. On peut le dire, pour Radiola, ça va!

Son et vidéo 1990: out !

La SDSA et le Comité des expositions de Paris ont décidé de surseoir à l’organisation du Salon international son et vidéo pour 1990. En effet, en raison des conditions du marché, les grands fabricants européens et importateurs de matériels électroniques grand public, membres des organisations professionnelles, ont fait connaître officiellement qu’ils ne pourraient pas participer à ce salon. Dont acte!

La vidéo fait sa pub TV

samedi, février 21st, 2015

pub TVLe CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) a autorisé, depuis le samedi 2 décembre dernier, les éditeurs de films vidéo à promouvoir leurs produits au cinéma et à la télévision par le biais de la publicité. Polygram Music Vidéo a donné le coup d’envoi, du 8 au 22 décembre, pour «La nuit de la glisse», disponible en deux cassettes. Cette merveilleuse nouvelle aura-t-elle une incidence notable sur les ventes et sur le développement de l’industrie de la vidéo? Premiers éléments de réponse dans le courant de l’année, sans doute! Souhaitons seulement que les gros n’avalent pas les petits…

Un anniversaire en or

Si vous êtes un fan de Gilbert Bécaud, vous n’avez sûrement pas raté, le 27 octobre dernier, l’hommage que Jacques Martin lui a rendu dans son émission hebdomadaire. Si vous n’étiez pas ce jour-là devant votre téléviseur, sachez que les deux vidéocassettes réunissant ses trente ans de succès sont disponibles chez Proserpine. Le hasard fait parfois bien les choses puisque cette même date correspondait à son anniversaire. Pour la circonstance, la société Proserpine et le maître d’œuvre Jacques Martin ont remis à Monsieur 100 000 volts un super trophée hautement mérité. Signalons d’autre part que Proserpine édite le spectacle de Laurence Simonin, «La Madeleine Proust à Paris», nommée révélation théâtrale aux Molières 1988, et un dessin animé de fort belle facture, «Oliver Twist», accompagné d’un livret explicatif conçu par Anne Chatel. Ces quatre petites merveilles sont disponibles au prix indicatif de 149 francs. Ah! Proserpine, quand tu nous tiens!

Patrick Swayze

jeudi, février 5th, 2015

Patrick SwayzePatrick Swayze, qui reçut un cachet de 200 000 dollars pour «Dirty dancing», a obtenu 5 millions de dol-lars pour «Dirty dancing 2» qui sera tourné en 1990. Et de trois! Après Daniel Auteuil puis Jean-Hughes Anglade, tous deux successivement pressentis pour incarner le peintre Vincent Van Gogh sous la houlette de Maurice Pialat, voilà maintenant qu’on avance le nom de Lambert Wilson. Le film (produit par Toscan du Plantier) ne se tournera pas avant le printemps prochain. «Die harder» (suite de «Die hard» — Piège de cristal) se déroulera à New York où des terroristes, après avoir investi la tour de contrôle de l’aéroport Kennedy, organisent un embouteillage d’avions en vol pour que leurs exigences soient satisfaites. Lin da Fiorentino sera la partenaire de Bruce Willis qui reprend son rôle original. Michelle Pfeiffer, qui fait ses débuts de chanteuse dans «The fabulous baker boys» auprès de Jeff et Beau Bridges, a accepté de jouer le rôle de Katia dans «Trie russia house» de Fred Schepisi, adaptation du best-seller de Joe Le Carré. Katia, une jeune Soviétique qui travaille pour une maison d’édition, fait passer clandestinement, en Grande-Bretagne, le manuscrit d’un livre écrit par un physicien moscovite. Ce dernier y affirme que les fusées nucléaires soviétiques sont défectueuses et que les gouvernements de l’Ouest ont surestimé la puissance militaire du pays. Le Foreign Office, pour vérifier l’information, envoie en URSS son meilleur agent, Barley (Sean Connery). David Lynch vient de terminer «Wild et heart», film dont le scénario est basé sur un roman de Barry Gifford qui sera publié aux États-Unis en mars prochain. Les personnages principaux sont Sailor Ripley (Nicolas Cage), Lula Fortune (Laura Dern) et Marietta Fortune (Diane Ladd), mère de Luta (Diane Ladd est aussi la mère de Laure Dern). Lorsque Manette apprend que Luta et Sailor sont amoureux, elle tente de s’opposer à leur liaison. David Lynch décrit «Wild et heart» comme un film sur la vie, dans le monde moderne, de personnages modernes qui sont confrontés à des problèmes éternels. «C’est un film qui a une sorte de mystère, dit-il. Un film d’amour, un drame psychologique sur des gens mal dans leur peau». Parmi les autres personnages, Harry Dean Stanton incarne un détective, lsabella Rossellini est une jeune femme indifférente à la vie et Willem Dafoe, un misfit désabusé. La suite de «Neuf semaines et demie» réunira, sous la direction de Roman Polanski, Mickey Rourke et Kim Basinger. Titre «Four days in february». Gene Hackman ne faillit pas à sa réputation d’acteur le plus demandé à Hollywood. Après avoir achevé le tournage de «Class action» réalisé par Michael Apted, il s’apprête à donner la réplique à Mikhail Baryshnikov dans «Dinosaurs» de Nicolas Meyer. Hackman y incarnera un ancien agent de la CIA chargé de ramener au bercail un autre membre de l’agence, détenu par les Russes. L’échange ne se déroulera pas comme prévu et Hackman sera même traqué par ses ex-employeurs. Baryshnikov l’aidera à échapper à ses poursuivants. Les deux acteurs auront pour partenaire féminine une actrice européenne dont le nom n’a pas encore été révélé. Robert Towne («Tequila sunrise») réalisera «Rush», film basé sur un roman semi-autobiographique de Kim Wozencraft. L’action est centrée autour d’une jeune femme, agent d’une unité policière spécialisée dans la lutte contre le trafic de drogue. Un jour, avec un partenaire, elle s’infiltre dans un gang de trafiquants et devient elle-même une droguée. Les droits d’adaptation au cinéma de ce livre (qui ne paraîtra qu’en mars 1990 aux États-Unis) auraient fait l’objet d’une enchère. C’est le producteur Richard Zanuck («Cocoon») qui a obtenu les droits contre un chèque d’un million de dollars.

SOS fantômes 2

jeudi, janvier 22nd, 2015

SOS fantômes 2Du plasma rose coule dans les égouts de New York, des fantômes terrorisent la populace hébétée, l’esprit d’un tyran moldave hante le Musée d’As de Manhattan. Et la chanson-générique du film de demander «Who you’re gonna call?» (Qui allez-vous appeler?). Réponse à mille francs (et à des millions de spectateurs) Ghost busters, bien évidemment. Cinq ans après le premier opus, revoilà nos lascars, tels que le succès du premier épisode les a laissés ou presque. Bien sûr, Dan Aykroyd a pris entre-temps autant de kilos que Liz Taylor après un spaghetti party. Bien sûr, Sigourney Weaver semble prête à dégainer à tout moment sa panoplie d’Alien girl. Bien sûr, les scénaristes n’ont pas beaucoup fait évoluer intrigue et personnages. Pourtant, passées ces réserves, eh bien… on rigole souvent tout au long de «SOS fantômes 2», même si on aurait souhaité plus de folie de la part du réalisateur et des auteurs. Comme dans beaucoup de «suites» de film à succès, on sent que les producteurs ont voulu à tout prix recopier le contenu de l’épisode initial en reprenant les mêmes recettes et les mêmes gimmicks. Ça marche plus ou moins cette fois encore, mais un regain d’originalité est ardemment souhaité pour l’éventuel troisième épisode…

L’homme qui voulait savoir

L'homme qui voulait savoirUne jeune Hollandaise disparaît dans un parking d’autoroute en France. Son mari part à sa recherche. Vainement. Des mois après l’homme responsable de cette disparition attire le mari sur une nouvelle piste et lui propose un marché : s’il veut savoir la vérité, il devra accepter de subir une dernière épreuve. Voilà un film qui ne ressemble à aucun autre. L’histoire criminelle, et à suspense, se double du portrait d’un assassin hors du commun : un homme apparemment ordinaire, un esprit curieux et scientifique, qui a choisi le crime comme terrain d’expérimentation. Nous sommes déconcertés, intrigués, passionnés, jusqu’à un final aussi choquant que logique. Avec «L’homme qui voulait savoir», Georges Sluizer a réussi un film obsessionnel, un peu dans la lignée du «Voyeur» ou de «Matador». Une œuvre perverse, servie par Bernard-Pierre Donnadieu dans ce qui est peut-être son meilleur rôle. Une composition fascinante, subtile et puissante qui prouve que ce comédien est, chez nous, scandaleusement sous-employé.

Black Rain

mercredi, janvier 7th, 2015

Black RainNick Conklin, flic new-yorkais, sa vie, ses œuvres, ses désespoirs : sa femme réclame le divorce, ses supérieurs hiérarchiques le soupçonnent de toucher des pots-de-vin et, pour couronner le tout, le truand japonais qu’Il était supposé remettre aux autorités nippones lui file entre les doigts. Que demander de pire ? La réponse arrive rapidement : retrouver le malfrat à Osaka, mégalopole froide et impersonnelle que Conklin sillonne au péril de sa vie. En demandant à Ridley Scott de mettre en scène une histoire où un chat désabusé traque une souris meurtrière, les producteurs de «Black rais» savaient parfaitement à quoi s’en tenir. La trame n’est qu’un prétexte, pas très original, mais habilement amené et traité. On l’a compris, l’essentiel est ailleurs. D’ abord dans la performance de Michael Douglas, plus physique, mais tout aussi convaincante que les précédentes. Ensuite et surtout dans l’importance accordée par Scott au lieu de l’action, le Japon, considéré ici comme partie intégrante de l’intrigue et non pas comme un quelconque décor de carte postale. Le choc des cultures et des mentalités oppose le flic new-yorkais iconoclaste à son homologue nippon respectueux des traditions. Totale dans un premier temps, l’incompréhension qui les sépare s’atténue progressivement sans totalement s’effacer. Et lorsque Nick Conklin affronte le dangereux truand bridé, il oublie rapidement ses velléités de sobriété pour user (et abuser) de la méthode Rambo. De stylisée, sa violence devient gratuite au grand dam de la cohésion de l’ensemble. Voir Michael Douglas lorgner du côté de Stallone ne manque pas de piquant. Espérons qu’un jour, l’inverse soit également possible…

Oliver et compagnie

dimanche, décembre 21st, 2014

Oliver et compagnieLe roman de Charles Dickens, «Oliver Twist », a souvent été porté au cinéma, mais jamais transposé comme ici ! Le Londres de l’époque victorienne cède la place à New York city, de nos jours. Oliver, l’orphelin pitoyable, est devenu un chaton téméraire, qui échoue dans un coin perdu du port, où il est adopté par une bande de chiens et de chats qui travaillent pour un pauvre diable nommé Fagin. On n’insiste pas, ici, sur leurs activités de voleurs à la tire, montrées comme de l’innocent chapardage, prétexte à une course-poursuite de voitures délirante dans les rues de Manhattan. Recueilli par une petite fille très riche qui vit dans une maison somptueuse, sous la garde d’un majordome stylé, Oliver sera récupéré par les sympathiques malandrins. C’est alors que Fagin, à la merci d’un gangster implacable et de ses cruels dobermans, tente de se tirer d’affaire en mettant en scène un pseudo-kidnapping. Et voilà comment un mélodrame du 19e siècle fournit la trame d’un nouveau dessin animé qui, s’il respecte le style et les recettes des produits Disney, nous évite toutefois les sempiternels larmoiements. Le rythme est parfait, les méchants aussi réussis que d’habitude, et surtout, pour une fois, la bande musicale est loin des habituelles mièvreries sirupeuses Billy Joel, Bette Midler, Huey Lewis interprètent quelques titres entraînants – du moins dans la version originale, car dans la version française, tout ceci a été joyeusement (?) doublé.

Comic book confidential

Un film sur la BD? L’entreprise est périlleuse, on l’a déjà vu. On se réjouit d’autant plus de cette réussite qui nous vient du Canada. Le réalisateur Ron Mann passe en revue tous les «bédéastes» qui, depuis la guerre, se sont écartés des normes, ont provoqué, ont contesté. Les francs-tireurs, les marginaux, les militants, les indépendants de tout poil, ça fait du monde. On commence avec l’épopée des BD d’horreur des années 50, les PC comics qui provoquèrent procès et croisades! Puis on a droit aux super héros parodiques les plus excessifs, aux pastiches pornos de Mickey, à l’épopée de Mad, aux délires des campus à l’époque psychédélique avec Fritz le chat et les Freaks Brothers, jusqu’aux résurrections agressives de Barman et à la tragédie contemporaine de «Maus» d’Art Spiegelman… Entre les interviews; c’est un véritable kaléidoscope de dessins, de couvertures, de planches multicolores, un tourbillon animé et « mis en page » avec une constante invention, avec une excellente idée de courtes histoires sont lues et «interprétées» par leurs propres auteurs.