Archive for décembre, 2014

Oliver et compagnie

dimanche, décembre 21st, 2014

Oliver et compagnieLe roman de Charles Dickens, «Oliver Twist », a souvent été porté au cinéma, mais jamais transposé comme ici ! Le Londres de l’époque victorienne cède la place à New York city, de nos jours. Oliver, l’orphelin pitoyable, est devenu un chaton téméraire, qui échoue dans un coin perdu du port, où il est adopté par une bande de chiens et de chats qui travaillent pour un pauvre diable nommé Fagin. On n’insiste pas, ici, sur leurs activités de voleurs à la tire, montrées comme de l’innocent chapardage, prétexte à une course-poursuite de voitures délirante dans les rues de Manhattan. Recueilli par une petite fille très riche qui vit dans une maison somptueuse, sous la garde d’un majordome stylé, Oliver sera récupéré par les sympathiques malandrins. C’est alors que Fagin, à la merci d’un gangster implacable et de ses cruels dobermans, tente de se tirer d’affaire en mettant en scène un pseudo-kidnapping. Et voilà comment un mélodrame du 19e siècle fournit la trame d’un nouveau dessin animé qui, s’il respecte le style et les recettes des produits Disney, nous évite toutefois les sempiternels larmoiements. Le rythme est parfait, les méchants aussi réussis que d’habitude, et surtout, pour une fois, la bande musicale est loin des habituelles mièvreries sirupeuses Billy Joel, Bette Midler, Huey Lewis interprètent quelques titres entraînants – du moins dans la version originale, car dans la version française, tout ceci a été joyeusement (?) doublé.

Comic book confidential

Un film sur la BD? L’entreprise est périlleuse, on l’a déjà vu. On se réjouit d’autant plus de cette réussite qui nous vient du Canada. Le réalisateur Ron Mann passe en revue tous les «bédéastes» qui, depuis la guerre, se sont écartés des normes, ont provoqué, ont contesté. Les francs-tireurs, les marginaux, les militants, les indépendants de tout poil, ça fait du monde. On commence avec l’épopée des BD d’horreur des années 50, les PC comics qui provoquèrent procès et croisades! Puis on a droit aux super héros parodiques les plus excessifs, aux pastiches pornos de Mickey, à l’épopée de Mad, aux délires des campus à l’époque psychédélique avec Fritz le chat et les Freaks Brothers, jusqu’aux résurrections agressives de Barman et à la tragédie contemporaine de «Maus» d’Art Spiegelman… Entre les interviews; c’est un véritable kaléidoscope de dessins, de couvertures, de planches multicolores, un tourbillon animé et « mis en page » avec une constante invention, avec une excellente idée de courtes histoires sont lues et «interprétées» par leurs propres auteurs.

Montgolfières

vendredi, décembre 5th, 2014

C’est dans l’immense parc du château de Vascoeuil, site magnifique à quelques encablures de Rouen, que nous débarquons ce jour pour une compétition hors-normes, une course de montgolfières. Bicentenaire oblige, le château accueille une exposition de toiles inédites de Buffet sur la Révolution. Coïncidence, c’est le nom du ballon à air chaud dont nous avons pris possession, traduisant avec bonheur l’esprit révolutionnaire qui anime parfois nos initiatives journalistiques. Et c’est le cas de ce reportage, de ce voyage de deux jours avec compétition à l’appui. Elle se déroule de façon très simple. Un ballon-renard (ou lièvre, si vous préférez une autre fable de La Fontaine) suit un itinéraire de son choix, plutôt cahoteux. Tous les autres ballons (nous sommes dix-sept) suivent ce guide et doivent se poser au plus près pour marquer le maximum de points. Bien sûr, le ballon-chef multiplie les fausses manœuvres et les faux atterrissages.montgolfières Dans le ciel de Normandie, c’est donc une caravane de montgolfières qui se déplace à bonne vitesse vers un objectif inconnu. A propos d’objectif, celui du caméscope embarqué à bord, le Canon Al, fera ses preuves malgré quelques instabilités (légèreté de l’appareil oblige) et de nombreux «chahuts» de mise au point dû à la brume et à la forte luminosité à ces hauteurs. Je n’hésite pas à me suspendre à l’un des ballons pour tester l’appareil dans des conditions extrêmes. En plus de sa parfaite prise en main (le design mi-appareil photo, mi-caméscope y est pour beaucoup), le Canon Al a de gros atouts : des fonctions magnétoscope très accessibles, une trappe cassette pratique, un zoom x 10 parfait, un générateur de caractères et, bien sûr, une qualité d’image et de son excellente qui n’est pas altérée par les conditions climatiques. En dehors des quelques tracasseries de mise au point, le seul petit défaut de l’appareil se situe sur la fonction mise en route qui est trop proche de la poignée centrale, et l’Al est parfois mis en marche sans que l’on s’en rende compte. Ce sont des choses négligeables lorsqu’on survole notre beau pays à plus de 1 000 mètres d’altitude et qu’on enregistre des images grandioses, sublimes, spectaculaires. Des images que l’on peut visionner en toute quiétude, bien au chaud, quelques heures plus tard. La vidéo, c’est beau, non?