Archive for septembre, 2014

Confession criminelle

vendredi, septembre 19th, 2014

Ces meurtres au presbytère… n’ont rien à voir avec Agatha Christie. Ils remuent des zones d’ombre beaucoup plus pro fondes qu’un simple jeu de détective. Adaptation du roman d’Elmore Leonard, «The rosary murders», le film de Fred Walton est beaucoup plus complexe qu’un thriller ordinaire.« 9 Mois Ferme» un film de Albert Dupontel Un prêtre, éditeur d’un journal catholique de Detroit, voit sa vie soudain bouleversée par une série de meurtres étranges. Un inconnu tue des religieux et des sœurs et signe chaque crime en déposant un chapelet noir sur le corps de sa victime. Le prêtre accepte d’aider la police, mais le meurtrier le prend au piège en se confessant à lui. Un grave dilemme se pose soudain au prêtre : stopper ces atrocités sans trahir le secret de la confession. Il doit devancer l’assassin et se mettre dans son état d’esprit… A Fred Walton, on devait déjà un terrifiant et très habile «Terreur sur la ligne» (prix spécial du jury à Avoriaz) où un flic finissait, à force de persécutions, par faire tomber de nouveau un tueur dans sa folie meurtrière. Là encore, dans «Confession criminelle», Walton échappe aux clichés du film de tueur fou pour nous offrir une étude quasi-sociologique de Detroit, grande ville industrielle où le travail, les traditions et la religion jouent visiblement un rôle primordial. Donald Sutherland mène l’enquête avec la sérénité qui convient, mais on le sent aussi constamment au bord du gouffre. Un film de suspense inhabituel, prenant et même lancinant.

Midnight run

Midnight runQue fait un policier à Chicago s’il n’est pas ripou ? Il démissionne ! Comme Jack Walsh (Robert de Niro), qui depuis loue ses services de chasseur de primes. Eh oui ! Le métier de Josh Randall existe encore aux États-Unis. Il écope d’une mission qui devrait être une simple promenade d’agrément (une «midnight run») : retrouver et ramener à L.A. un certain Jonathan Mardukas, comptable de la Mafia ayant détourné 15 millions de dollars pour les distribuer à des œuvres de charité. Ce quidam est également recherché par le FBI (un officier noir joué par le remarquable Yaphet Kotto) et par les tueurs du trafiquant de drogue qu’il a filouté, ce qui ne simplifie pas la tâche de Jack. D’autant que Jonathan (CharlesGrodin) est un sacré énergumène, qui refuse de prendre l’avion. Voiture, train, bus, tous les moyens de transport seront bons pour arriver en Californie. Voilà une brillante transposition en comédie du vieux thème du prisonnier et de son escorte, réussie par un Martin Brest qui avait déjà fait ses classes avec «Le flic de Berverly Hills». Il dirige avec aisance cet extravagant duo entre Robert de Niro, génial comme toujours, et un Charles Grodin qui réussit à être à la hauteur, ce qui n’est pas un mince compliment.

Cop

Les amateurs de polars purs et durs vous le diront : un des plus grands auteurs actuels s’appelle James Ellroy. Sous un titre passe-partout (cop — flic), voici l’adaptation de son roman «Lune sanglante». Son héros, l’inspecteur Lloyd Hop-kins, prend son job pour une mission quasi divine. Devant un horrible meurtre de maniaque, manquant désespérément d’indices, il s’acharne à exploiter son intime conviction : pour lui, l’assassin n’en est pas à son coup d’essai. Il faut retrouver et analyser toutes les affaires non résolues des quinze dernières années. Les ordinateurs tournent à plein régime. Tout ceci n’est pas du goût des chefs d’Hopkins, qui le considèrent comme un parano obsédé (et ont-ils tort ?), ni de sa femme qui finit par le quitter. Seul face au criminel, nôtre flic s’acharne. Suspendu de ses fonctions, il ira jusqu’au bout. James Woods, qui fut saisissant dans «Il était une fois en Amérique», l’incarne avec une brûlante sincérité. L’héroïne, c’est Lesley Ann Warren, une libraire qui va se révéler mêlée à toute l’affaire. Attendez-vous à un suspense particulièrement tendu : vous avez intérêt à avoir le cœur bien accroché.

Prad War (cols de cuir)

vendredi, septembre 5th, 2014

Prad War («Prad war» appartient au genre de films qui tente, une fois de plus, d’exorciser le démon du Vietnam. Violences, explosions, tortures en tout genre, le cocktail traditionnel est respecté dans ce long métrage inédit, bien réalisé, mais qui s’inscrit toutefois dans un registre surexploité par les cinéastes américains. Les meilleurs réalisateurs de la planète s’y sont frottés. Michael Cimino. Oliver Stone, Stanley Kubrick ont déjà donné dans les chefs-d’œuvre. Aujourd’hui, les petits écrans débordent de téléfilms de série B qui ne font que dénoncer l’horreur de la guerre. Avec ce film, vous retrouverez l’émotion des meilleures productions du genre, des scènes spectaculaires particulièrement bien filmées et des hommes avec leurs angoisses et leurs joies. L’interprétation est campée par des jeunes comédiens prometteurs. Un bon film qui satisfera les moins blasés…

Piège de cristal

Piège de cristalUn homme d’action, en instance de divorce avec sa femme indépendante lancée dans une brillante carrière, est entraîné dans une aventure périlleuse où il devra se surpasser pour lui sauver la vie en même temps que l’avenir de leur couple. C’est le schéma de «Abyss» ? Oui, mais déjà celui de «Piège de cristal», où Bruce Willis, superstar de la série TV «Clair de lune», flic à New York, supporte mal que son épouse Holly (Bonnie Bedelia) occupe un poste important au siège californien de la Nakatomi Corporation, où il se rend pour les fêtes de fin d’année. Une petite réception se déroule au 30e étage du building ultramoderne de la société. Soudain, un commando de gangsters pénètre par le sous-sol, boucle le bâtiment, prend tout le personnel en otage. But : s’emparer des 600 millions de dollars en titres au porteur qui dorment dans le coffre. Moyens : violence, chantage, meurtres sans scrupules. Résultat : du grand spectacle, avec carambolages de voitures, acrobaties dans les cages d’ascenseur, combats à la mitraillette, feux d’artifice au plastic, vrombissements d’hélicos et tirs au bazooka. On n’a pas le temps de souffler, on y croit, d’un bout à l’autre de cet implacable suspense. Les effets spéciaux sont magistraux, et la réalisation de John McTiernan («Predator») renversante d’efficacité. Il est conseillé d’attacher sa ceinture de sécurité.