A comme Alien

août 4th, 2015

A comme AlienAbyss et «Ah, j’ai mai!» On connaissait déjà, depuis «Blade runner», la fantastique capacité de Ridley Scott à créer un climat. C’est vraiment avec «Alien» qu’il confirme ce réel talent. Ici, l’enfermement confine à la claustrophobie. Le malaise s’accroît, inéluctable, au fil d’une intrigue oppressante jusqu’au malsain. Si tout a été dit, écrit et pensé sur ce joyau noir, on peut encore aujourd’hui gloser sur ses prolongements médico-psychanalytiques. L’infâme créature dessinée par H.R. Giger aurait-elle préfiguré le Sida ? On est en droit de le penser, vu l’aspect prophétique de cette œuvre magistrale, qui obtint en 1979 l’Oscar des effets spéciaux à Hollywood. Le succès mondial interpelle la Fox, qui confie la réalisation de la suite à James «Terminator» Cameron. L’aspect hautement militariste de l’entreprise prévaut sur la réflexion et l’intelligence du premier. Et l’anticommunisme sommaire qui suinte de cette trépidante pétarade peut agacer. Heureusement, avec «Abyss», Cameron témoigne d’un propos nettement plus nuancé et illustre à merveille l’adage bien connu : «l’homme est un loup pour l’homme»…

B comme bestioles

C’est dans les années 70 qu’ont proliféré sur nos écrans les bébêtes qui montent, qui croissent, qui grossissent et qui se multiplient. Entre les araignées géantes, les vers gluants, les rats monstrueux et les poissons carnivores, les SPA du monde entier n’ont pas dû chômer. Les spectateurs boudèrent rapidement ces nanars, aux effets spéciaux consternants et réalisés sur le même moule scénaristique (une manipulation hasardeuse et humaine est à l’origine des mutations). Hitchcock avait tout compris en réalisant «Les oiseaux» en 1963. Extirpons de ce bêtisier un pur chef-d’œuvre, mis en scène par George Romero en 1988, «Incident de parcours», où un chimpanzé a son mot à dire face à un adorable handicapé physique. Ce joyau distille une angoisse qui vire rapidement au «terri-fic». Amis des bêtes, adieu!

Pour ou contre : la dernière tentation du Christ

juillet 19th, 2015

Le Christ et le cinéma : deux sujets dont l’association, hasardeuse et hardie, ne s’est pas toujours réalisée dans les meilleures conditions. Relativement peu transposée sur grand écran, la vie du premier a inspiré une poignée de films d’une construction dramatique fidèle aux récitsbibliques, mais, dans l’ensemble, convenus et sans surprise. Comme si une main invisible s’ingéniait à effacer toute trace d’émotion et de spiritualité, qualités décelables au hasard des saintes Écritures, mais évanouies une fois franchie la barrière de l’adaptation cinématographique. Plastiquement irréprochable, le «Jésus» de Franco Zeffirelli demeure un film trop classique et figé dans sa conception pour vraiment émouvoir. Plus qu’une évocation originale et conséquente, le «Jésus-Christ superstar» de Norman Jewison est d’abord perçu comme la clinquante version ciné de l’opéra rock composé par Tim Rice et Andrew Lloyd Webber au début des années 70.De ces œuvres timorées, on retiendra surtout que l’inspiration de leur héros principal est inversement proportionnelle à celle des réalisateurs cités ci-dessus. Rompant avec la traditionnelle tiédeur de mise, Martin Scorsese annonce publiquement, dès 1983, son intention de porter à l’écran «La dernière tentation », livre écrit en 1954 par Nikos Kazantzakis. Traité d’hérétique par l’Église orthodoxe grecque puis condamné par le pape Pie XII, l’écrivain dépeint dans son ouvrage un Jésus en proie à mille doutes et angoisses, prenant progressivement conscience de sa nature sacrée. Humain ascendant divin, ce Jésus ne plaît vraiment pas à tout le monde, d’autant plus que Judas, un de ses compagnons de route, y est décrit comme un confident éclairé le livrant aux soldats pour mieux l’aider à remplir sa mission. De son côté, Marie-Madeleine in carne cette fameuse «dernière tentation», péché de chair commis — en rêve — par le Christ crucifié. Trente ans plus tard, la simple annonce par Scorsese d’adapter le récit de Kazantzakis déchaîne fureurs et passions. Les protestations fusent avant même que le premier tour de manivelle ne soit donné et les pressions s’accentuent. En 1983, et alors que cette «dernière tentation» s’apprête à être filmée en Israël, le directeur de la plus importante chaîne de salles obscures des Etats-Unis annonce son refus de programmer le long métrage dans son circuit. En décembre de la même année (et deux jours avant… Noël!), la Paramount se retire à son tour du projet. Désespoir de Scorsese qui se tourne vers la France un an plus tard, via Jack Lang, avec la complicité du producteur Humbert Balsan et du réalisateur Maroun Bagdadi. A peine annoncé, ce «parrainage» déchaîne les foudres des détracteurs de Kazantzakis qui se manifestent en masse : plus de 6 000 lettres de protestations parviennent au ministère de la Culture et certains correspondants — évidemment anonymes — se défoulent à qui mieux mieux. «M. Lang, ministre de l’inculture et de la chiennerie, les chrétiens de Lorraine vous disent : attention… Dieu vous punira», tempête l’un, tandis qu’un autre (signant «un chrétien convaincu, ni intégriste ni marxiste») écrit au même Lang «ministre socialo-marxiste (!)» : «Monsieur, vous me permettrez de taire mon nom… Dans un régime marxiste, la prudence est de rigueur… Nous devrions vous dire merci de nous donner une telle occasion de mobiliser nos forces avant les élections… Rappelez-vous, pour mémoire, toutes les manifestations de soutien aux écoles catholiques.. Nos banderoles sont prêtes… Croyez-moi, nous serons suivis!». Délirantes, ces menaces et supputations portent néanmoins leurs fruits puisque le ministère fait tramer — voire abandonne officieusement — le projet, contraignant Scorsese à se tourner vers une major américaine, la MCA/Universal ainsi que Cineplex, un circuit à l’appui logistique indispensable. Cette fois, l’aventure prend forme et le Messie a les traits de Willem Dafoe, tandis que Barbara Hershey campe Marie-Madeleine et Harvey Keitel, Judas.la dernière tentation du Christ Projeté dans les salles obscures américaines dès août 1988, «La dernière tentation» (re)déchaîne les passions. Des manifestants scandent des slogans hostiles et antisémites à l’encontre de Lew Wassermann, un des dirigeants de la MCA/Universal. Pour sa part, le révérend Donald Wildmon, président de l’ultraconservatrice AFA (Association de la famille américaine) appelle à un boycottage du film et des autres productions Universal. Côté européen, cela ne va pas fort non plus. Proximité du Vatican oblige, c’est à Rome que se font connaître les premières réactions. Présent à la Mostra de Venise avec son chichiteux «Toscanini», Franco Zeffirelli a ses vapeurs. Plus Castafiore que nature, il menace de retirer son oubliable œuvrette du festival si le film de Scorsese est programmé le même soir. Pire, il tient à l’encontre de Scorsese et des responsables de MCA/Universal des propos diffamatoires qu’il s’empresse de nier.., avoir proférés. La lame de fond anti-Scorsese quitte bientôt les rivages italiens pour les côtes françaises où «La dernière tentation du Christ» échoue, fin septembre. Là non plus, le climat n’est pas franchement amical. Trois associations portent plainte et saisissent le tribunal de Paris qui, comme on s’y attendait, n’interdit pas la projection, mais exige qu’un avertissement soit porté à la connaissance du public. Mercredi 28 septembre, des milliers de manifestants défilent de la gare de l’Est à la basilique du Sacré-Cœur où est célébrée une messe à la gloire de Jésus. Les semaines suivantes, quelques excités (qui clament partout qu’ils n’ont pas vu le fameux film) se postent près des cinémas projetant «La dernière tentation» pour dissuader les spectateurs d’y entrer. Des exploitants de province repoussent la sortie du film en raison de la visite du pape Jean-Paul Il dans leurs villes. A Paris, des bombes (lacrymogènes et autres) achèvent d’effectuer le travail de sape. Peu à peu, le film est retiré de l’affiche devant le peu d’empressement des spectateurs (publicité négative et campagne d’intimidation obligent). Les critiques sont partagés et le principal défaut que ses détracteurs reprochent au film de Scorsese ne vise pas la scène où Jésus commet le péché de chair avec Marie-Madeleine, mais plutôt la façon dont le réalisateur dépeint son héros. La volonté «d’humaniser» le Christ, d’en faire un individu paumé en proie au doute soulève une levée de boucliers. La façon qu’a Scorsese de filmer les miracles se produisant alors que Jésus est seul dans le désert désoriente certains. A leurs yeux, lesdits miracles ressemblent davantage à des effets spéciaux sophistiqués qu’aux « mystères de la création» décrits dans la Bible. Puissance du cinéma et de ses images (après tout, et à contenu .égal, le film de Scorsese frappe obligatoirement plus les esprits que les écrits de Kazantzakis), malentendu insuffisamment dissipé (Scorsese, le réalisateur américain qui revendique le plus sa chrétienté, traité d’hérétique, voilà qui ne laisse pas de surprendre), trop de nuages se sont accumulés au-dessus de ce film lors de sa sortie en salle. La vidéo lui donne aujourd’hui une seconde chance. Il n’est jamais trop tard pour la saisir…

Le prisonnier, chef-d’œuvre télévisionnaire

juillet 6th, 2015

«Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre !». Tout le monde se souvient de cette phrase-clé, clamée par le Prisonnier face à l’infini du ciel. Cette série a intrigué et enthousiasmé au moins deux générations de téléspectateurs. C’est donc fort logiquement qu’Helene Oswald et Alain Carraze lui consacrent aujourd’hui un formidable livre-hommage intitulé «Le Prisonnier, chef-d’œuvre télévisionnaire», aux éditions Néo. Dans les années 60, la firme anglaise ITC s’est imposée par sa capacité à concevoir et à réaliser avec succès des histoires vendues dans le monde entier, en particulier aux États-Unis. Parmi les plus connues, citons «Le Saint» et «Destination dangers».Le prisonnier «Le Prisonnier» va profiter de cette période d’opulence. L’idée de base appartient à George Markstein, un écrivain spécialisé dans l’espionnage («Espion, lève-toi», réalisé au cinéma par Yves Boisset, avec Lino Ventura). Un agent des services secrets, après avoir donné sa démission, est emprisonné contre son gré, non dans une maison cage, mais dans une petite villa, hautement surveillée, et dont la localisation reste inconnue. Mais Patrick McGoohan, le John Drake de «Destination danger», prend vite les choses en main et soumet à Lew Grade, le PDG d’ITC, le traitement de base, les photos d’un lieu de tournage possible et même un budget prévisionnel. Le premier tour de manivelle a lieu au village de Portmeirion le 5 septembre 1966. Les dix-sept épisodes que compte la série seront tournés en l’espace de deux ans. Mais Patrick McGoohan s’investit tellement dans ce qu’il considère comme son œuvre, que le dénouement (fall out) sera créé et filmé dans la douleur. McGoohan devenant de plus en plus exigeant, pour ne pas dire caractériel. II tient à assumer le contrôle total et va s’attirer des inimitiés si violentes que sa carrière s’en trouvera un temps compromis. Vous saurez tout sur la grande et la petite histoire de cette série mythique en lisant attentivement cet ouvrage luxueux. Dans sa première partie, plusieurs personnalités donnent leur avis sur «Le Prisonnier». Citons, parmi elles, Jacques Sternberg, Isaac Asimov et le toujours génial Roland Topor. Ensuite, Helene Oswald présente et résume la totalité des épisodes. En fin, sous le titre générique de «L’histoire de l’Histoire», Alain Carraze nous décrit le tournage dans ses moindres détails, la vie et l’œuvre de Patrick McGoo-han, et nous propose une visite guidée du village réel. On peut difficilement faire plus complet et si, par pur miracle, vous ignorez tout du «Prisonnier», ce livre constituera une passionnante initiation aux rites et aux mystères insondables de cette série-culte. Éditions Néo, 5, rue Cochin, 75005 Paris. Tel : 43.54.48.51. Prix an souscription : 396 francs. Prix public : 450 francs. Dernière minute : un éditeur français de cassettes vidéo est actuellement an pourparlers avec la firma ITC pour la diffusion, chez nous, de l’intégralité de la série. Signalons aussi que les cassettes sont déjà disponibles en Pal et en VO non sous-titrée au Virgin Mégastorea Paris.

Fil à Film célèbreTruffaut

juin 22nd, 2015

Palais de Tokyo19 heures, lundi 27 novembre. Le tout cinéma s’est donné rendez-vous au Palais de Tokyo, à Paris, pour fêter la sortie en vidéocassette d’une collection de douze films de François Truffaut. Dans un décor grandiose, des dizaines de téléviseurs diffusent en continu les images des plus grands films du cinéaste («Les quatre cents coups», «Tirez sur le pianiste», «Jules et Jim», «La peau douce», «Fahrenheit 451», «Baisers volés», «Domicile conjugal», «Deux Anglaises et le continent», «L’amour en fuite», «Le dernier métro», «La femme d’à côté», «Vivement dimanche»). Comme par enchantement, les stars qui se succèdent sur les écrans font, les unes après les autres, leur entrée dans l’immense salle de réception du palais. Claude Berri, qui parraine la collection des Films de ma Vie et Jean-François Davy, PDG de la société d’édition Fil à Film, accueille tour à tour quelques grands noms du 7e art. Miou-Miou fait son entrée au bras de Jean -Hugues Anglade, et Jean-Claude Brialy ne quittent pas des yeux les actrices réunies ce soir-là pour fêter le souvenir d’un des réalisateurs les plus populaires. Michèle Mercier, Delphine Seyrig, Marie-France Pisier, Macha Meryl, Alexandra Stewart, Andréa Ferreol, mais surtout Fanny Ardant et Catherine Deneuve se partagent les feux des projecteurs. Vêtue d’un tailleur Chanel rouge, Catherine Deneuve, la femme des années 80, attire les regards de tous les journalistes et des invités présents à la fête. Se confiant a Philippe Auber, de France Inter, elle avouera l’intérêt qu’elle porte à la sortie en vidéo de bus ces titres ainsi que son attachement à la mémoire de François Truffaut. De nombreux réalisateurs ont tenu venir saluer l’initiative de Fil a Film. Parmi eux, Michel Deville, Louis Malle et Patrice Leconte. Une occasion rêvée de pouvoir se montrer solidaire de l’esprit de conservation du patrimoine artistique que les éditeurs vidéo sont de plus en plus nombreux à faire valoir. Le marché de la vidéo à la vente permet aux plus vieux films de se faire une nouvelle place dans le cœur de tous les fondus de la pellicule. II permet, en outre, aux jeunes générations de découvrir les plus grandes figures des années 30 jusqu’à la Nouvelle Vague. Cette collection de cassettes fera, c’est sûr, un malheur chez les nostalgiques des «Quatre cents coups» comme chez les dévoreurs de séries américaines en culotte courte. Chapeau Fil à Film, et rendez-vous au mois de février pour un grand article consacré au cinéaste.

Lumière noire

juin 9th, 2015

Lumière noireLe jeune metteur en scène châtellois Nicolas Galtier vient d’achever son premier long métrage, «Lumière noire», un film fantastique qui raconte l’histoire d’un jeune homme qui se transforme en bête sanguinaire. C’est la société AVCP qui, compte tenu de la valeur des rushes et du montage, a accepté de mettre son savoir et son matériel à la disposition du jeune réalisateur pour sonoriser entièrement son film. Cette initiative méritait d’être signalée. Si vous voulez en savoir plus, appelez Pascal Colnot au 29.64.05.79, chez AVCP Audiovisuel communication publicité.

Concours Playboy

Bravo et sincères félicitations! Vous avez été prés de 6 000 à répondre au concours Playboy organisé par Film Office et présenté dans les colonnes de notre numéro 94. 200 parmi vous ont gagné l’une des deux cassettes proposées. Consultez vite la liste complète des heureux gagnants on fin de journal.

BD De! Court

Enfin un livre de Noël pour, ceux qui ne supportent ni les bûches ni les sapins! Dans «Les pires Noël» nous découvrons en effet le vrai visage de cette fête : les réveillons qui tournent au cauchemar, les faux pères Noël titubants. Comme quoi, même en bande dessinée, le père Noël peut être une ordure… (55 francs). Notons au passage «Neekibo», de Plessix et Dieter, qui raconte les aventures de Julien Boisvert, parti en Afrique pour une mission humanitaire (69 francs). Quant au quatrième tome d’« Elecktra », Franck Miller et Bill Sienkiewicz achèvent leur odyssée d’une façon flamboyante (69 francs). Des chats par dizaines envahissent «Entre chats», livre-mystère qui fascineras ceux que les chats attirent. Frank, Juillard, Cabanes, Franquin et bien d’autres y ont collaboré (145 francs).

Warner en 8 mm

Warner en 8 mmAlors que Warner commence à s’intéresser de près au marché des films en vidéodisque (voir plus haut), la major compagnie va bientôt proposer une collection de films en vidéo 8 mm, films qui font déjà partie de son catalogue traditionnel. Parmi eux, on notera «Brisby et le secret de Nimh», «L’histoire sans fin», «Goldfinger», «Gremlins», «Rocky 4», «L’arme fatale», «Pale rider», «Imagine», «Au revoir les enfants»… En tout, 500 titres seront prochainement disponibles. Encore une innovation de choc!

Scopitel, c’est excellent

Scopitel, créé par Excellence, est un nouveau conseiller permanent des amateurs de hifi-TV vidéo : il est sur Minitel et vous permettra de vous tenir informes sur les différentes marques présentes sur le marché (coût, performance…). Le Scopitel répond aussi aux questions techniques et est à votre disposition 7 jours sur 7 (3615 codes Excellence).

Coupe AX

mai 28th, 2015

La finale de la Coupe AX s’est déroulée les 28 et 29 octobre dernier à Pau. Pour la saison 90, le coureur automobile Christian Vettrano propose de faire courir deux voitures, dont l’une par une personnalitéconnue du grand public, pendant dix courses. La première aura lieu au Mans le 1er avril 1990. Cette initiative originale, sponsoriséepar THV, FR3, Skyrock et Solution F, est parrainée par Louis Bertignac, l’ex-guitariste du groupe Téléphone, qui présentera son dernier album lors du Salon de l’auto et de la moto de course, du 26 janvier au 4 février prochain au stand Citroën. Et voyez comme les choses sont bien faites, à ce même stand, sera exposer la fameuse AX (160 chevaux, 580 kilos). Venez nombreux!

Grundig-snowboard

Le Snowboarding, ou surf sur neige, a rapidement gagné la faveur des jeunes. Le coup d’envoi de la saison 1989/90 a été donné le 10 décembre dernier Val-D’Isère, a l’occasion de la première étape des cinq rencontres du Challenge Grundig snowboard world cup 89/90. Grundig s’est associé, pour la circonstance, a l’organisme Isa (international snow-board association). La dernière manche de cette palpitante compétition se disputera du 16 au 18 février 1990 à Saalbach en Autriche. Vive le sponsoring !

Dial Vidéo

Déjà premier club en France de vente par correspondance de compacts discs, cassettes et disques (plus de 500 000 adhérents), Dial a étendu son déjà vaste panorama aux vidéocassettes, courant 89. Pour ce faire, Dial s’est adjoint des partenaires prestigieux, tels Warner Home Vidéo, Fil à Film, Delta ou CBS-Fox Vidéo entre autres. Les abonnés à ce club, de moins en moins ferme, reçoivent tous les deux mois un magazine de 30 pages qui recense plus de 150 cassettes, tous genres confondus. Nous évoquions récemment dans nos colonnes l’initiative similaire de France-Loisirs. II faudra désormais compter avec Dial! (Contacter Sylvie d’Amicis au 40.96.07.44, ou écrire à Dial, avenue Maurice-Ravel, BP 200, 92164 Antony Codex).

CDV movies

mai 8th, 2015

Depuis l’apparition des lecteurs de vidéodisque (5 000 exemplaires déjà vendus en France contre 500 000 aux USA et 2 millions au Japan), les longs métrages se faisaient plutôt rares sur le marché français. Mais, fêtes de fin d’année obligent, les plus grands éditeurs de cassettes commencent a s’intéresser de prés a un marche qui pourrait être a reddition vidéo ce que le compact disc classique est devenu pour l’industrie musicale. C’est-à-dire de l’or en barre! En attendant, et en plus des quinze titres auxquels nous faisions référence le mois dernier, CBS-Fox ajoute à son catalogue «La guerre des étoiles» et « Le grand bleu ». Warner l’enrichissant de «L’aventure intérieure», «Bird» et des trois épisodes de «Mad Max».

Loué soit Visea!

Leader sur le marché de la location TV/vidéo, Visea adjoint son nom à celui de sa maison mère : Visea Thorn Emi. Spécialisé depuis sa création, en 1977, dans la location et vente d’électronique grand public, l’éclairage et la musique, Visea a tranquillement conquis ses parts de marche et est devenu le numéro un français en rachetant -Granada Telebank en 1987. Désormais, il faudra compter avec les magasins Visea Thorn Emi…

Médecins des hommes chez RCV

On se souvient de la série de six films, diffusée sur TF1 fin 88 et début 89, ayant pour thème l’association Médecins des hommes. L’éditeur RCV vient de sortir l’intégrale ces jours-ci, et s’engage verser aux associations d’aide humanitaire (Médecins sans frontière, Aide médicale internationale, Médecins du monde) 10 % des recettes provenant de l’exploitation vidéo de ces films. On ne peut que louer pareille initiative…

Moonlight,un régal !

avril 26th, 2015

Moonlight Productions, éditeur de films depuis 1983, a définitivement arrêté cette activité pour se consacrer à la production et a la post production vidéo. Son équipement lui permet désormais de proposer toutes prestations techniques aussi bien pour les professionnels, les entreprises et les particuliers. Alléchant, n’est-il pas ? Si vous voulez en savoir plus, écrivez a Moonlight Productions, 17, boulevard de Courcelles, 75008 Paris, ou téléphonez au 42.25.33.25.

Drôle de Simon

De Boudu au Molyneux de «Drôle de drame» du père Jules de «L’ Atalante» au pépépétainiste du «Vieil homme et l’enfant», des dizaines de rôles attestent que Michel Simon reste et restera un des plus gigantesques acteurs que le cinéma ait connus. Et pourtant, ô surprise, aucune véritable biographie ne lui avait été consacrée. Saluons d’autant plus l’énorme travail de Jean-Marc Loubier, qui ne laisse dans l’ombre aucun aspect de ce misanthrope anticonformiste et libertaire qui se confond si bien avec certains de ses personnages. Le sous-titre, «Roman d’un jouisseur», annonce la couleur : c’est aussi l’érotomane, le collectionneur, l’ami des prostituées, qui s’animent au fil de ces pages bourrées d’anecdotes et de témoignages glanes à d’innombrables sources. Un type comme ça ne devrait jamais mourir ! Michel Simon, par Jean-Marc Loubier, Ramsay-Cinéma, 175 francs.

ABCAntares USA

Antares-Travelling, décidément très en verve cinéphilique, vient de négocier, avec la firme américaine ABC, l’achat de plus de soixante films. De l’ensemble de ce catalogue, finement intitule Grand Écran, extirpons quelques joyaux. «Les chiens de paille», «Cabaret» et «Rebecca» sont trois chefs-d’œuvre disponibles, 0 joie, en VO sous-titrée et en VF. Parmi les titres qui méritent également une attention soutenue, signalons, dans un désordre qui semble un effet de l’art, «On achève bien les chevaux», «Junior Bonner», avec Steve McQueen, et «J’étais un petit lapin de Playboy», qui vaut largement un détour de mille bornes. Ça bouge chez Antares ! Et le directeur m’assure que ce n’est qu’un début. Qu’ils continuent le combat ! (Prix indicatif de chaque cassette : 159 francs).

Le cinémade Grangier

avril 4th, 2015

Gilles GrangierGilles Grangier fait partie de ces cinéastes consciencieux, amoureux de leur métier, mais dont le nom n’est pas très connu du grand public. En revanche, si l’on vous dit «La cave se rebiffe», «La cuisine au beurre» ou «Le rouge est mis», vous vous exclamez : «Mais bon sang, c’est bien sûr !». Notre collaborateur François Guérif s’est entretenu avec ce pilier du cinéma français, ami intime de Gabin et de Michel Audiard, dans un ouvrage intitulé «Passé la Loire, c’est l’aventure» (Éditions Terrain Vague Losfeld, 150 francs). Désormais, vous saurez tout sur ce metteur en scène attachant, un peu trop vite oublié.

Hot Sensations

Alléluia, un nouvel éditeur vidéo vient de naître! II propose, en coup d’envoi, une collection intitulée hot Sensations, consacrée aux sports extrêmes. Gemo Prod, c’est le nom du bébé, propose trois cassettes (environ 200 francs l’unité), «Les pionniers», surtout axée sur le ski casse-cou, «Glamour on the rock», qui fait la part belle au snow-board, et «Tony express», véritable festival d’acrobaties en tout genre. Gemo Prod assure la production et la distribution de ses produits, mais aussi le marketing direct pour les créneaux magasins de sport, vidéoclubs, bars et discothèques vidéo. Longue vie à GemoProd (58, avenue Roger-Salengro, 69100 Villeurbanne. Tél. 78.94.28.87) et vivement d’autres cassettes!

La magnasphère Lambda

Sous ce nom barbare se cache une pure merveille de technologie! «Le secret, c’est la boule!» Grâce à la sphère qui domine la Lambda, le son est reproduit de la façon la plus proche des sons naturellement entendus. Tel le tonnerre ou le chant des cigales, il remplit l’air et nous environne totalement sans paraître être émis d’un endroit précis. Le prix public de ce haut-parleur pas comme les autres est d’environ 3 490 francs. Mais vous ne le regretterez pas!

Jeopardy charity!

mars 19th, 2015

«Jeopardy!», un jeu pas comme les autres diffusés sur TF1 du lundi au vendredi à 11 h 15 et présenté par Philippe Risoli, propose une semaine exceptionnelle du 23 au 30 décembre. Un tournoi, qui opposera les superchampions à des candidats choisis pour leur sportivité, est organisé au profit des Restaurants du cœur. Le vainqueur de chaque émission tentera de battre son propre record pour optimiser les gains à partager avec l’association créée par Coluche. 50 % des gains des vainqueurs seront ainsi offerts aux Restaurants du cœur. Philippe Risoliremettrale chèque à VéroniqueColucci au cours de l’émission du 1er janvier. Nous nous associons, comme il se doit, à cette généreuse initiative.

Scherzo news

L’éditeur Scherzo, «votre partenaire vidéo», dixit le slogan, propose, en ce début d’année, un catalogue tout ce qu’il y a d’alléchant. Tout d’abord, au rayon comique, réuni en 15 cassettes, les 57 comédies de l’immortel Charlot et 9 films avec Fernandel, dont l’excellent «Ignace». Dans le même domaine, vous pourrez également découvrir les «Introuvables du burlesque», une collection de 12 cassettes hilarantes regroupant les plus grandes stars du rire. Les grands moments de ce siècle ne sont pas oubliés avec la série «La conquête de l’empire spatial», en 4 cassettes, et «Le cœur du dragon», un document tout à fait exceptionnel tourné en Chine populaire dans des conditions uniques. Scherzo vous souhaite une bonne année!

CV-Cast

« Cast » est une société qui propose aux chercheurs d’emploi un CV filmé. Original, non? Elle prend en charge la conception, la réalisation et la postproduction sur support vidéo des curriculum vitae. Le candidat participe à l’élaboration d’un scénario comique, tragique ou réaliste, avec ou sans décor. Cette judicieuse initiative est appelée à vite se développer, à l’aube des nineties. Pour tous renseignements, écrire à Cast, 38, rue Servan, 75011 Paris, ou téléphoner au 43.57.90.65 à Véronique Brambilla.